Blackstreet - Booti call et I Like the way you work
17 04 2005
Blackstreet représente le groupe qui fait la jonction entre le R&B actuel et le New Jack Swing, dont Teddy Riley, membre fondateur, fut le génial inventeur.
Je pense que je reviendrai sur le New Jack Swing, d’abord parce que j’adore ça, et ensuite parce qu’il y a des artistes qui ont sorti des titres incroyablement bons.
Pour en savoir plus sur ce style je vous invite à lire les archives de 97 sur Schkopi où mon ami “frère jack” écrivait : “Qu’est-ce que le New jack Swing ? C’est un genre musical issu du Rythm&Blues. Il reprend à son compte une très grande partie de l’héritage de la Soul des années 50-60-70 à travers des samples et des reprises remis au goût du jour. Bercés par Stevie Wonder, James Brown, Charlie Wilson & Gap Band, George Clinton, Otis Redding ou Marvin Gaye les “New Jackers” allient le charme et la puissance des voix (a cappella ou non) à une musique rythmée (hip-hop) et positive bourrée d’effets (les voix sont souvent utilisées comme des instruments) et de samples.
Le New Jack Swing est un genre urbain, il est né dans la rue de la rencontre de la tradition R&B et de la mouvance Rap.”
Malheureusement avec le succès de certains artistes, mais surtout des producteurs (car c’est avant tout une musique issue de la rencontre de producteur et de “vocaliste”), le genre s’est diluée, passant d’une musique de Dancefloor, à une quantité de ballades sirupeuses et sans originalités interprétées par des piailleurs sans âme (merde j’ai déjà dit ça plus bas je crois). C’est dommage car des « loverboy » qui ont fait les beaux jours du NJS il y en a eu, je pense juste a Keith Sweat ou Johnny Gill, mais ils se sont noyés dans la masse par la suite… Enfin, on verra ça plus tard.
Je reviens donc à Blackstreet. La France a surtout connu la bande à Riley avec le hit « No Diggity », qui était sur le second album qui marquait déjà le déclin du groupe et du genre.

Ce premier album, dont je parle aujourd’hui, est magnifique, les titres “Dancefloor” imparables, et les ballades font parties de ces titres à mettre sous verre avec l’inscription “à casser en cas d’urgence pour conclure un rendez vous amoureux” . Les citations sont nombreuses : Gap Band sur U blow my mind, George Clinton sur Booty Call, ou simplement la reprise de Stevie Wonder. De plus vocalement il n’y a aucune faute.
Bon de toute façon je ne suis là pour convaincre personne… Mais il est vrai qu’on a tendance à mettre tous ces groupes dans le même panier, tant ces sons ont été pillés et mal copiés, surtout en France avec toute la clique qui passe en boucle sur M6. Mais il y a eu une heure de gloire, avec des producteurs qui dans la fin des 80s ont inventé un nouveau son, un nouveau style de composition à la frontière du funk, du rap et du R&B, c’est de ceux là dont je parlerai dans un futur très très proche.
Dans l’immédiat on s’écoute :














Les versions Maxi de “I Like The Way You Work” sont intéressantes également. Un peu moins intéressantes celles concernant “Booti Call” qui tournent beaucoup (trop ?) autour du sample de “Atomic Dog”. On notera aussi l’utilisation du morceau de Debarge “Gotta Get You Home With Me Tonight” sur le même Maxi réutilisé plus tard sur un titre pour Foxy Brown. Avec Teddy Riley, les bonnes idées ne se perdent jamais, et on voit parfois ressurgir de vieilles idées sur de nouveaux gros projets. Pour “Booti Call”, il faut définitivement préférer la version album.
je suis assez fan de la version mxi de I Like TWYW, et en effet j’ai mis la version album de Booti Call.. Donc nous sommes ok
hello ! “merde j’ai deja dit ca plus bas je crois” : ceertaines parenthèses en disent + que toutvle reste
merci pour ton billet ! oujours un plaisir de te ;ire.