Jodeci - Freek N You, Gimme All You Got, Feenin’ and more

11 05 2006

Retour à l’époque bénie du New Jack. J’en ai déjà parlé, le R&B dilué actuel n’a pas toujours été cette « sous musique » dont les autoproclamés « représentants français » sont M. Pokora, Matt ou Amel Bent.
Comme vous l’avez lu dans ces pages (sinon fouillez les archives), entre 87 et 93 il y a eu des véritables merveilles aux frontières du funk, de la Soul et du R&B.
Nous voilà donc aujourd’hui partie au tout début des 90s, avec un groupe qui est devenu incontournable en seulement 3 albums : JODECI
A la base les membres de Jodeci sont des “bad boys”, pas du tout du genre “garcons de bonne famille qui chantent le gospel à la fin du repas” (même si ils baignent dedans) et le sexe hante leur musique.
Jodeci est la contraction des différents noms des membres : “Jojo” Hailey, DeVante Swing (Donald Degrate de son vrai nom) et K-Ci Hailey. il ne faut pas oublier le 4e larron : Mr Dalvin (Dalvin Degrate, frère de DeVante).
A 16 ans DeVante est déjà passionné de musique, il quitte sa ville natale pour partir à Minneapolis dans l’espoir de travailler avec Prince. Ce dernier n’a que faire d’un petit jeune de plus qui se présente aux portes de Paisley Park, et le jeune garçon rentre bredouille. Mais il en faut plus pour le dissuader de faire de la musique, et moins de 5 ans plus tard il arrive aux portes de “Uptown records” avec de nombreux titres composés avec les frères Hailey.
Jodeci sort un premier album, “forever my lady” en 1991. DeVante devient très vite un excellent producteur, demandé par la plupart des artistes émergeants de l’époque : il travaille alors avec Timbaland, Missy Elliott, Montel Jordan, etc etc..
Cette position est, bien entendu, confortée avec le second album “Diary of a mad band”, même si DeVante est surtout impliqué dans le début du disque (les titres lents).
Après une série de faits-divers peu intéressants (histoire de vol, de possession d’armes etc), le groupe signe un dernier opus ou tout le talent de DeVante comme producteur et compositeur de titres “pour chambre a couché” s’exprime librement.
Ensuite c’est un désastre, les albums de K-Ci et Jojo sont ennuyeux, peu inspirés, et totalement dans la mouvance dégoulinante de la fin des 90s. DeVante disparait peu à peu, on parle de folie, de drogue, ou des deux…
Début 2006 Jodeci s’est reformé pour quelques concerts, mais pour le moment pas de projet discographique sérieux en vue.

Voilà pour un résumé très bref d’un groupe qui a marqué l’histoire du New Jack, ce genre éphémère qui représentait le mariage parfait entre des voix incroyables et des producteurs talentueux qui osaient prendre des risques.

Les ballades sont prédominantes dans la discographie de Jodeci, mais je ne baserai pas ma sélection que sur celles ci, car je sais que vous préférez les morceaux qui font bouger votre tête… et le reste ;)

Gotta Love
Gimme All You Got
In The Meanwhile
Feenin’
Freek N’ You
Fun 2 Nite
Get On Up



Slapbak - Cold Blooded Slapbak

4 05 2006

A une période de ma vie j’étais boulimique de musique. Mon côté “fan de Prince” était assumé, et je découvrais les profondeurs du funk et du P-Funk. Le funk me fascinait par le son et les musiciens, mais aussi par la “culture” et « l’imagerie » qui allait avec, dont les pochettes de disques. C’est durant ces années que je fonce sur des albums juste parce que les pochettes sont grandioses (ou tellement kitsch qu’elles en deviennent « mythiques »), je ne citerai que Funkadelic, ou Ohio Players pour illustrer mon propos, mais les exemples sont nombreux.
Cette boulimie, donc, me mène à acheter des disques et des disques, soit parce que je connais l’artiste, soit parce qu’on me le conseille, soit, et c’est le cas aujourd’hui, parce que je craque sur la pochette. Oui en 1992 quand je vois ces frites plongées dans l’huile avec ce visuel très “home made” je suis directement attiré par ce disque. Je retourne alors le CD et découvre que Larry Blackmon, Bootsy Collins, et George Clinton ont participé à Fast Food Funkateers, le premier album de Slapbak. Leur participation n’est finalement pas si prédominante et Jara Harris maîtrise parfaitement son sujet.

Une pochette, c’est bien beau, mais il faut ensuite écouter le disque. Je rentre alors chez moi avec le précieux sésame que je n’ai pas du tout entendu avant mon achat. Quand les premières notes de “Cold Blooded Slapbak” retentissent, je me décompose. L’intro est “lourde”, je me dis qu’une fois de plus je me suis trompé. Mais quelques secondes après la batterie reprend le dessus et balance un rythme 100 % funk, rejoint par une basse qui groove méchamment. La voix de Jara entre en scène et je suis alors immédiatement conquis par ce groupe.
Le premier album de Slapbak est une vraie réussite dans le genre. Je suis assez peu fan des groupes estampillés “P-funk” en dehors des piliers (Parliament, Funkadelic, Bootsy etc )… Mais là c’est vraiment excellent jusqu’à l’”outro” véritable leçon de Slap qui clos ce premier opus.
Slapbak sortira ensuite un second album dans le commerce, puis une série de disques disponibles exclusivement sur le net, avec de très bonnes choses. Il faudra attendre 2002/2003 pour qu’un nouvel album soit enfin distribué avec concert européen et parisien à la clé. 10 ans après cette découverte hasardeuse j’ai enfin pu voir le groupe sur scène, et là encore je ne fus pas déçu. Je vous invite d’ailleurs à vous procurer le DVD en vente sur leur site.
Voilà pour Slapbak, je vous laisse écouter ces extraits issus de “Fast Food Funkateers” de 1992.

Cold Blooded Slapbak
Gimme That Funk
Crazy Women

Outro

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