Gil Scott-Heron - The Revolution Will Not Be Televised, et plus…

1 12 2005

Gil Scott Heron
Franchement je me contenterai bien de vous filer quelques mp3 et c’est tout.
Quand il faut s’attaquer à des artistes de la trempes de Gil Scott-Heron on est soit trop court et on en oublie, soit ça devient interminable…
Que dire de ce monsieur pour vous donner envie d’aller plus loin, et “justifier” la sélection du jour faites parmi des dizaines de bons titres….
Gil Scott Heron s’est avant tout fait connaitre pour sa poésie et ses textes engagés. Originaire de Chicago, il passe son enfance dans le Bronx, et écrit son premier recueil de poème à l’âge de 13 ans. Ses premiers titres, exclusivement parlés, sortent au tout début des années 70, le plus célèbre étant “The revolution will not be televised”.
En 1971 parait “Pieces of a man”, premier album chanté même si l’album commence par “the revolution….”, flirtant entre jazz et funk. Si le groove est très présent, grâce au talent de Robert Gordon à la basse entre autre, Scott Heron restera définitivement classé au rayon “jazz” de nos chers disquaires (sérieusement je ne sais pas pourquoi je mets le doigt sur ce point, car en effet son approche est très jazz, mais sa musique aurait aussi une place de choix avec les artistes funk importants. Mais nous sommes d’accord il n’y a rien de mal à être classé au rayon jazz, donc on ferme la parenthèse et on revient à notre bonhomme).
Il se fait ensuite connaitre avec des morceaux comme : “Lady Day And John Coltrane” , “Save the children”, “Free will”, “Did You Hear What They Said?”…
En 1973 sort un album majeur, “Winter in america” (avec Brian Jackson), dont le single “The bottle” connait un très correct succès commercial. Il est d’ailleurs encore aujourd’hui “LE” hit de GSH.
Malheureusement il va ensuite connaitre une accalmie, et s’il sort des disques de très bonne facture, son style, bien qu’unique, s’installe, avec de nombreuses redondances dans les thèmes tant au niveau textes que musicaux, et les années 80 ne vont pas aller en s’arrangeant. Pourtant parallèlement une nouvelle génération s’intéresse à sa musique, l’Europe le (re)découvre, et ses concerts continuent de faire salle comble.
Autre triste facette de Gil Scott Heron, ses déboires avec l’alcool et la drogue. Entre les séjours en prison, et l’incapacité à se produire sur scène ou en studio, sa carrière connait de nombreux trous noirs.
Aujourd’hui sa musique continue d’avoir un véritable sens. Socialement bien sur, mais aussi par le caractère intemporelle de beaucoup de ses chansons. Il reste un excellent auteur compositeur, et le personnage demeure attendrissant. A 57 ans, ses concerts dépassent souvent les 2 heures, et sont empreints d’émotions et d’humour. Prenant le temps de raconter des histoires, de parler avec le public, de réciter des poèmes.
Et quand je parle de “prendre son temps”, je vous l’illustre aujourd’hui avec “Angel Dust”, version live de 23 minutes qui vous donnera une idée du personnage.
Voila ça ira comme ça ? Quelques points biographiques, une ou deux banalités, quelques bons mp3… Comme d’hab quoi ;)

The Revolution Will Not Be Televised
Pieces of a Man
Angel Dust
The Bottle
Winter in America

Acheter le CD d’occasion






Fermer
E-mail It