Terence Trent D’Arby - If You All Get To Heaven, As Yet Untitled et Who’s Lovin’ You

19 07 2005

Terence Trent D'Arby
Terence Trent D’Arby, voilà de qui je vais vous parler chaque mois, car ce gars est un artiste remarquable, un peu trop oublié , ou pire, ignoré. Pourtant il continue de créer et de sortir d’excellents albums.
Mais reprenons là ou tout a commencé, c’est à dire quand le public l’a découvert en 1987.
A cette époque la “musique black” a besoin d’un nouveau représentant. Du moins c’est ce que pense la presse Européenne. Michael Jackson ne donne plus signe de vie depuis Thriller, Prince vient de tout défoncer (et ce depuis 84), passant de jeune prodige, a “Méga Star” à qui tout réussi puisque l’album Sign O’ The Times est un succès critique et commerciale, ainsi que la tournée qui lui est associé.
Arrive, donc, Terence Trent D’Arby, nouvelle “race” d’artiste « auteur, compositeur, multi-instrumentistes, arrangeur », qui digère des références et influences diverses pour les recracher à sa sauce « Introducing The Hardline According To Terence Trent D’Arby » arrive a point nommé. Non seulement TTD est talentueux, non seulement son album est excellent, mais en plus “il tombe bien”. La presse, qui n’a parfois pas trop envie de se fouler, a bien vite fait de titrer : « le nouveau Prince est arrivé » (ou le nouveau James Brown). Ce jeune anglais a tout : plus grand que Prince, plus “black” que Michael, plus “Rock” que la vague Rap qui déferle. Bref il est parfait. « If you let me stay », et surtout « Wishing Well » explosent les charts. TTD est en quelques mois propulsé comme “le plus grand artiste funk/soul de tous les temps”. Si j’insiste tant sur la manière dont les médias ont traité cet artiste, c’est parce qu’ils sont en grande partie la cause de ce qui a suivi.
Terence connait son talent, il sait que son album est bon, indépendamment de ses influences. Il sait que sa voix est unique. Il sait qu’il est le seul à faire le mix (mais aussi des reprises) de James Brown, Sam Cooke, Elvis Presley et les Rolling Stones. La presse qui passe son temps à la comparer et à lui demander “de qui il se sent l’héritier”, l’agace au plus au point. Très vite il devient provocateur, hautain, voire odieux avec les journalistes, et les prend à leur propre piège. Il dit que son album est plus important que Sgt Pepper des Beatles, qu’il est incomparable, qu’il va enterrer ceux avec qui on le compare. Il répond à coté des questions, il plante des interviews, et ça les journalistes n’aiment pas. Ils lui feront payer par la suite.
Dans l’immédiat TTD est donc en pleine promo de son album. Une tournée commence et 6 mois après avoir rempli la cigale à Paris, il fait le Zénith. Même si sa prestation n’est pas à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre, on voit bien que TTD a plus d’un tour dans son sac.
« Introducing The Hardline… », sera entouré de plusieurs excellents maxi et remix, dont la version de presque 15 minutes et en trois parties de Dance Little Sister. A la façon de Prince, ses maxis possèdent de nombreux inédits, où reprises. De “Under My thumb” ou “Jumpin’ Jack Flash” des Stones, à “Heartbreak Hotel” de Presley ou “Wonderfull world” de Sam Cooke.
L’année 87 est donc bien celle de Terence Trent D’Arby, renommé bien vite en TTD ou TTDA, et qui termine son carton interplanétaire avec le sublime « Sign Your Name ».
Bien loin des singles la programmation du jour est :
“If You All Get To Heaven”. Majestueuse ouverture d’album. A l’époque le vinyle est roi. Imaginez la surprise lorsqu’on entendait les grésillements enregistrés en studio alors que le disque était neuf. Inquiet on mettait plus fort et quelques secondes après nous étions assaillis par la suite de l’intro et les “say a prayer” que Mr D’Arby nous lançaient. Ce titre qui ouvre un premier album, et la carrière d’un artiste, montre tout le talent vocal de TTD mais aussi de compositeur, et d’arrangeur.
« As Yet Untitled ». TTD veut prouver qu’il est multiple, il vient de le faire tout au long de l’album, et poursuit avec ce morceau a cappella. Au delà de la prouesse, l’émotion est là. No comment
Who’s Lovin’ You. Si Terence râle quand on le compare trop à ses influences, il sait surement en enregistrant son disque que ce sera inévitable. Après les Jacksons dans les années 70, TTD s’attaque à cette reprise des Temptations écrite par Smokey Robinson.
C’est ainsi qu’il décide de terminer son album : un titre a cappella, et une reprise. Les raisons lui appartiennent même si on peut lire une certaine humilité derrière l’apparente prétention du personnage et de tels choix.
La prochaine fois que nous retrouverons Terence Trent D’Arby ce sera avec son second album, bonne écoute.
If You All Get To Heaven. Majestueuse ouverture d’album. A l’époque le vinyl est roi. Imaginez la surprise lorsqu’on entendant les grésillements enregistrés en studio alors que le disque était neuf. Inquiet on mettait plus fort et quelques secondes après nous étions assaillis par la suite de l’intro et les “say a prayer” que Mr D’Arby nous lançaient. Ce titre qui ouvre un premier album, et la carrière d’un artiste, montre tout le talent vocal de TTD mais aussi de compositeurs, et d’arrangeurs.
As Yet Untitled : TTD veut prouver qu’il est multiple, il vient de le faire tout au long de l’album, et poursuit avec ce morceau a cappella. Au dela de la prouesse, l’emotion est là. No comment
Who’s Lovin’ You : Si Terence rale quand on le compare trop à ses influences, il sait surement en enregistrant son disque que ce sera inévitable. Après les Jacksons dans les années 70, TTD s’attaque à cette reprise des Temptations écrite par Smokey Robinson. C’est ainsi qu’il décide de terminer son album, un titre a cappella, et une reprise. Les raisons lui appartiennent même si on peut lire une certaine humilité derrière l’apparente prétention que de tels choix, et que le personnage aussi, peuvent montrer.
La prochaine fois que nous retrouverons Terence Trent D’Arby ce sera avec son second album, bonne écoute.

If You All Get To Heaven
As Yet Untitled
Who’s Lovin’ You

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Timbaland & Magoo - Indian Flute et Can we do it again

14 07 2005

Timbaland et Magoo
Timbaland apparaît à la fin des années 90 et représente la “relève” de tous les producteurs R&B/New Jack qui commencent à être en perte de vitesse. En effet Teddy Riley peine à imposer ses productions, même Blackstreet, « Jam et Lewis » bossent avec Sting, Mariah Carrey ou Shaggy !!!, et R.Kelly ne s’occupe plus que de lui et des (très) jeunes « ladies »…
Fin 90 donc les style « Timbaland » apparait avec des titres comme “The Rain” (Missy Elliott) , “If Your Girl Only Knew” (Aaliyah), ou “Pony” (Ginuwine). Puis il s’impose avec son travail pour Justin Timberlake, Snoop Dogg, Tweet, Aaliyah et la “nouvelle scène R&B”. Parallèlement il sort ses propres albums. Dès 97 avec son compère Magoo il enregistre “Welcome to our world”, puis “Tim’s Bio” en 98 où on trouve des « samples » du theme de Spiderman par exemple. Il retrouve Magoo en 2001 pour “indescent proposal”, et en 2003 avec “Under construction PT 2″, album dont on parle aujourd’hui.
Cet album de 2003 résume bien son travail en matière de Rap. Les invités sont nombreux : Missy, Bubba Sparxxx, Snoop, et Raje Shwari qu’on retrouve sur “indian flute” proposé sur ce blog. Le sample entêtant à la James Brown sur “Can we do it again” en fait un titre hypnotique que j’affectionne tout particulièrement d’où sa présence aussi en téléchargement.
Bon je fais court, car comme vous l’avez vu ces derniers temps ça craint un peu au niveau mise a jour. Je vais travailler à vous chercher quelques bonnes productions Timbaland pour les mois à venir.

Indian Flute (featuring Sebastian and Raje)
Can we do it again

Timbaland et Magoo - Under construction PT 2



The Temptation - Ball Of Confusion, Psychedelic Shack, Shakey Ground et plus

13 07 2005

The Temptations
Alors là je ne peux faire autrement qu’être bref. Car comment résumer la carrière des Temptations, groupe pilier de la Motown et dont la discographie s’étend de 1964 à nos jours.
On a souvent une image « caricaturale » des Temptations : celle des années 60 ou parfaitement vêtu du même costard, ils chantent des hits soul bien calé devant leur micro. Epoque où les chefs d’oeuvre s’enchaînent: My girl, The way you do the thing you do, who’s lovin’ you, et j’en passe. Puis on connait “Papa was a rolling stones”, une machine inusable pour les “dance floor” et pour relancer des soirées où on s’endort. Mais entre les perles Soul des années 60, le déclin des 80’s, et le revival 90’s/2000, il y a eu les années 70. Si “Just my imagination” ou “papa was…” ont survécu, on oublie trop (peut être) les monstres FUNK qu’ils ont dispersé dans leurs albums de 68 à 75. Jugez plutôt avec la séléction du jour.
Pour finir ce grossier historique n’oublions pas que les Temptations ont quand même eu dans leur rang les illustres Dennis Edwards ou Eddy Kendricks, et comme producteur de leur début Smockey Robinson (correction apporté suite au commentaire de mathieu ;) ).

Psychedelic Shack
Ball Of Confusion (That’s What The World Is Today)
I Can’t Get Next To You
Shakey Ground

The Temptations - Anthology






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