Collage – Romeo where’s Juliet

21 04 2005

Collage
Collage est un groupe du label Solar à qui ont doit Shalamar, Midnight Star, Lakeside, The Whispers etc..
Donc un funk daté autour des années 80, avec d’énormes hits (et quelques titres inaudibles aussi dans le tas.. je sais je fais bondir les puristes, mais bon perso il y a des choses qui ne passent pas).
Bref voilà Collage. J’ai récupéré il y a quelques semaines un coffret best of du label Solar, et j’ai redécouvert ce groupe et surtout le titre dont il est question aujourd’hui. Ca ne surprendra pas ceux qui me connaisent puisqu’il sonne un peu “MPLS Style”.
Le nom de groupe vient du côté “multi-ethnique” des musiciens, je ne dispose pas d’autres éléments biographiques, et je doute qu’il y ait grand chose à ajouter…
3 albums à leur actif, dont les deux premiers produits par The Whispers.
Do You Like Our Music ? (1981)
Get In Touch (1983)
Shine The Light (1985)

Voici donc un morceau issu de ce dernier :
Romeo Where’s Juliet

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Keziah Jones – Secret thoughts

20 04 2005

Keziah Jones
Keziah Jones est un artiste intéressant.
Mais j’avoue que je reste assez partagé. En effet je ne suis pas fan absolu, je ne suis pas totalement en extase sur le musicien, ses concerts me laissent toujours un peu sur ma faim sans jamais me convaincre totalement (même si j’ai pris beaucoup de plaisirs à plusieurs reprises).
Cela dit, et même après cette intro, je trouve son dernier album “Black Orpheus” fantastique. C’est un disque que j’ai écouté en boucle pendant longtemps, je trouve les compositions particulièrement inspirées, et le “retour aux sources” avec lequel on nous a bassiné est une réussite.
Comme je ne suis pas à un paradoxe prêt je vais vous rendre fou avec le choix du jour : puisque je viens de dire que j’adore le nouvel album et que je ne suis pas complètement fan de Keziah Jones sur scène, et bien aujourd’hui j’ai choisi un titre live qui n’est pas sur cet album et qui est un instrumental disponible sur son DVD enregistré à Paris à l’Elysées Montmarte…. :)
Secret Thoughts

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Nosfell – Pomaïe Klokochazia Balek

19 04 2005

Nosfell
J’avais écrit quelque chose de long sur Nosfell pour vous le présenter.
Puis en faisant des recherches pour illustrer cela d’une image, j’ai trouvé un article d’un journaliste belge qui traduit assez bien ce que je pense de cet artiste (à part les comparaisons musicales).

Nosfell par Thierry COLJON – 25/01/2005

Sur scène, tel qu’il a été découvert au dernier Printemps de Bourges, Nosfell est un personnage étrange, jouant de son corps tatoué, d’attitudes parfois animalières et d’onomatopées mêlant la novlangue aux samples funky. Dans la vie, Labyala Jaouid Fel est un jeune garçon de 26 ans, tout calme, tout simple, d’une politesse et d’une gentillesse frôlant la timidité.

Une mauvaise interprétation du personnage qu’il crée sur scène consisterait à voir en lui un nouveau gourou fumiste et mystique en quête d’illuminés de la cafetière à pigeonner. La réalité est tout autre. Même s’il tient à préserver un minimum de mystères sur ses origines, le Parisien met tout de suite les points sur les « i » : Je ne veux pas tomber dans le chamanisme. Parfois, après un concert, je rencontre des gens qui se méprennent sur ma démarche, sur mes motivations. Je suis très méfiant car je ne suis pas un leader. Je veux préserver la légèreté, le palpable, le côté séducteur de mon message.

Nosfell tient à ce que l’essentiel reste la musique. Avec son jeu de guitare très percussif et son amour pour un groove très funky, entre Keziah Jones, Prince et M, il convainc aisément. Sur scène comme sur son premier album autoproduit, « Pomaïe Klokochazia balek » , il impressionne.

Pourquoi, dès lors, mêler à la langue anglaise cette novlangue qu’il reconnaît ne pas avoir inventée mais bien baptisée : le klokobetz ? Il reste, là-dessus, très prudent : J’avais besoin d’un véhicule, d’un médium pour canaliser mon expression artistique, comme un tuteur. Le klokobetz est quelque chose que j’essaie de rendre positif. Je n’aime pas trop en parler. Ce n’est pas une révolte, même si, à l’origine, c’est lié à ma famille. C’est en prenant des coups de savate sur la tête que j’ai appris cette langue. Mon père aussi parle beaucoup de langues. Moi, ce langage me permet d’être mieux compris comme être humain. Je ne cherche pas à être pris pour quelqu’un cherchant à se complaire dans le fait d’être incompris. Mon but est de rendre belles les choses qui me sont douloureuses. Cette langue est très souple, avec ces particules enclitiques qui s’articulent comme des balises, des éléments qui constituent le rythme des phrases et mettent en avant l’émotion. Le public s’en approprie le sens. Au début, j’avais peur que cela soit trop hermétique, mais les gens réagissent bien en concert. J’aime beaucoup la musique populaire. Steve Reich a dit que toutes les musiques étaient ethniques. La musique répétitive aussi rassemble les gens.

Il ne faut donc pas surévaluer l’importance de ce langage. Magma ou Gong, dans les années 70, tout comme Wim Mertens ou Urban Trad, plus récemment, ont également développé un langage avant tout musical. Nosfell écrit et lit beaucoup, cite André Breton et la poésie japonaise, mais avoue ne pas être un grand amateur de cette culture « fantasy » chère aux adolescents.

Sur disque comme sur scène, Nosfell est accompagné au violoncelle par Pierre le Bourgeois, qui offre un contraste très intéressant avec le jeu physique du chanteur. Pour s’en rendre mieux compte, il suffit d’aller le voir au Botanique qui, en coproduction avec Ubu, fait l’effort de l’accueillir trois soirs de suite.

Nosfell CD
Avec moins de talent voila comment je présentais ma surprise à la suite du concert sur le forum Schkopi :

“Il y a quelques semaines j’ai découvert un artiste hors du commun : Nosfell.
Il est tres difficile de décrire ce personnage.
Commençons par le résumé qu’on trouve sur les sites de spectacles :

“Un concert de Nosfell est une expérience unique. Avec ses multiples voix et sa guitare, ce caméléon musical, unique locuteur d’une langue étrange, incarne différentes facettes des arts de la scène. Difficile de ne pas se laisser emporter, Nosfell nous mène aux confins du rêve et de la réalité. Seul sur scène, ce jeune prodige surprenant est à découvrir d’urgence…”

En gros Nosfell mérite d’être découvert. Et si son univers n’appartient qu’à lui, et ses influences mélangées, sa musique reste très abordable. Vocalement impressionnant, il passe de Tom Waits à Jeff Buckley en un clin d’oeil.

Seul sur scène avec sa guitare , il se “sample” en live, afin de donner encore plus de richesse à sa performance, mais sans que son spectacle ne tombe une seconde dans quelques chose de “technologique” ou d’électro. Aucune machine apparente, seul, torse nu pendant tout son spectacle, il est parfois rejoint par un violoncelliste de talent : Pierre le Bourgeois.
Le fait qu’il chante en grande partie dans une langue qu’il a inventée, ne déroute que quelques instants.
L’effet de surprise est important, voila pourquoi les mots ne pourront jamais remplacer l’expérience de ce moment.”

Si vous êtes suffisement dingue pour avoir le ceci jusque là, alors méritez bienun peu de musique :)

Mindala jinka
Sladinji the grinning tree
Children of Windalko

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